Un peu d’histoire

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QU’EST-CE QU’UNE COMMUNE ?
La commune est apparue progressivement en France mais ce n’est qu’en 1789 qu’un statut de la commune est fixé avec précision. La naissance du mouvement communal remonte au XIe siècle. La vie dans la commune va ainsi devoir s’organiser. Au XIIe siècle, le maire fait son apparition. En effet, dès lors que la commune était reconnue juridiquement et politiquement, il lui restait à se doter d’organes pour la représenter. Selon l’époque et les lieux, on parlera de pairs, d’échevins ou de conseillers.
Directement issue de la Révolution, la loi du 14 décembre 1789 place un corps municipal et un maire à la tête de l’administration de la commune. Les délibérations et les décisions sur les questions de la gestion communale sont subordonnées aux administrations du département et du district. Les maires sont élus pour 2 ans.
La Constitution de 1795 modifie les administrations territoriales, les administrations municipales, trop réduites dans les communes de moins de 5 000 habitants, sont supprimées au profit d’un agent municipal et d’un adjoint.
Année 1800, création des Préfets. Ils désignent les maires et les adjoints des communes de moins de 5000 habitants et proposent au Premier Consul, puis à l’Empereur, la nomination des autres maires.
La Monarchie de Juillet instaure par la loi du 21 mars 1831 pour les communes, l’élection au suffrage censitaire des conseillers municipaux. Les citoyens actifs doivent être âgés de 25 ans accomplis, domiciliés depuis un an dans la ville ou le canton, ne pas être domestiques ; ils doivent, en outre, être inscrits à la garde nationale, avoir prêté serment civique, n’être ni en état d’accusation, ni failli, ni insolvable non libéré ; enfin, ils doivent acquitter une contribution directe égale à 3 journées de travail. Un décret du 28 février 1790 prévoit que « tout militaire qui aura servi l’espace de seize ans, sans interruption et sans reproche, jouira de la plénitude des droits de citoyen actif. »
La loi du 10 août 1871 organise l’élection au suffrage universel du conseil général et son renouvellement par moitié tous les trois ans, avec un conseiller général par canton, élu pour six ans.

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LES MAIRES DE PORT SAINT PERE
Origine du nom : on trouve son origine dans un manuscrit « le Polyptique d’ Irminon, ouvrage de droit d’un Abbé de Saint Germain des Prés au IXe siècle, il emploie le mot " maior " quand il parle du représentant du domaine. C’est celui qui administre le village pour le compte du seigneur.
De Michel Thomas RIALLAND, Tonnelier Maire sitôt la révolution à Gaëtan LEAUTE, Dessinateur projeteur en électricité aujourd’hui, 34 maires se sont succédé à la tête de la commune.
Aucune femme n’a encore brillé à ce poste !

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Le 26 Mars 1793, sur ordre de René SOUCHU 40 patriotes furent arrêtés puis incarcérés à MACHECOUL. 10 seront massacrés : Henry VESNEAU Maire, FORTINEAU le curé, BLINEAU Mathurin Père et fils, FAVREAU François, GOUY Donatien Officier municipal, BASTARD Pierre Procureur, DENIAUD Antoine, GOUY Julien Maurice, RAINGEARD Jean Notable.
Mercredi 13 Septembre 1815 Julien Marie MAILLEU annonce lors du conseil que le préfet par arrêté en date du 24 Août a nommé Joseph Gabriel Marie DE MONTI DE LORMIERE pour le remplacer dans sa fonction de Maire.
14 février 1816 Joseph Gabriel Marie DE MONTI DE LORMIERE démissionne pour raison de santé
Aristide de GRANDVILLE légitimiste, confronté à des problèmes permanents avec le conseil ou les autorités, sera démissionnaire en 1830.
En 1838 Aristide de GRANVILLE reviendra pour une période de dix ans.
Il va « régner » sur Port St Père
05 mars 1851 le Notaire PERTHUIS est révoqué par décret du Président de la République, sur un motif administratif (rédaction d’un faux procès verbal et non respect d’une procédure).
23 Mars 1851 élection de Monsieur O’NEIL, 21 Avril 1851 annulation de l’élection, Monsieur BEILVERT est élu maire.
Le 20 novembre 1852 sur demande du Préfet, le sous préfet de Paimboeuf assisté du juge de paix convoque en réunion extraordinaire les membres du conseil municipal.
« Dans la position ou se trouve la commune par suite de la démission de Messieurs, BERA Maire, TESSIER Adjoint, DE GRANVILLE et PICHELIN, si personne n’est volontaire pour reprendre la mairie il nommera un maire salarié ».
A la suite de cette intervention, dans le but de se rendre utile pour la commune et pour lui éviter les frais onéreux d’un maire salarié, Messieurs CONSTANTIN et GUIHARD ont accepté les fonctions.
Monsieur CONSTANTIN est nommé maire et Monsieur GUIHARD Adjoint.
Elections du 5 mai 1929 deux listes opposantes
(lettre anonyme adressée aux électeurs)

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LES ANCIENNES MAIRIES
Un projet d’aménagement des locaux de la première mairie située rue de Briord ayant été abandonné, en 1830 Henry MILLAUD dans une lettre ouverte fit appel à la générosité, réclamant un Hôtel de ville et une école et prévoyant

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d’inscrire sur cet édifice « en 1832 cet hôtel de ville a été construit au moyen d’une souscription volontaire des habitants de Port St Père  ». Le mandat de MILLAUD ne dura que quatre ans, il n’arriva pas à mettre en œuvre son programme de rénovation du bourg.
En 1836 une demande est faite au Préfet de disposer de l’ancien cimetière situé au milieu du bourg ou se trouvait avant la révolution la Chapelle du Prieuré de Saint Martin.
Cette demande fut rejetée ;
réponse du Préfet le 1 février 1837 « attendu qu’il ne peut être fait de construction dans les cimetières qu’après un intervalle au moins de 10 ans après la dernière inhumation qui a eu lieu au milieu de l’année 1827 ».
En 1853 l’architecte CHENANTAIS établit un projet de bâtiment mixte, la mairie et l’école des garçons. Le terrain nommé « la pièce St Martin » fut acquis pour la somme de 2160 francs.
Le 28 Mai 1854 la première pierre fut posée en présence de Monseigneur JAQUEMET évêque de Nantes.
Au cours des travaux de construction on a retrouvé des sarcophages mérovingiens, témoignant de l’emplacement probable du lieu de sépulture de la paroisse primitive.

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Le 16 janvier 1855 Joseph CONSTANTIN Maire et les membres du conseil municipal prirent possession des lieux. Cet édifice abritant également l’école des garçons, ils installent Monsieur BEILLEVERT instituteur communal dans ses nouveaux locaux.
L’école se trouve dans la partie droite du bâtiment jusqu’en 1900.

Le 1er Avril 1949 départ à la retraite de J.B BAILHACHE âgé de 79 ans qui en 1917 a succédé à son père dans le poste de secrétaire de mairie.

Archives départementales
Archives municipales (Extrait monographie historique de la commune par J.B BAILHACHE secrétaire de mairie) et autres archives
Extrait livre Monsieur Jean François CARAES « regards historique sur Port St Père »
France GenWeb (les maires dans l’histoire de France)
Livre mémoire en images « au cœur du Pays de Retz »
Archives Ouest Eclair

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Mairie de Port Saint-Père

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